∆ du Po > lacs de Chevelu

> Courtes vidéos réalisées lors de ce périple : Venezia • Ferrara • Cavo Napoleonico • Pont sur le Taro • Torrazzo di Cremona • Confluenza Adda-Po • En bateau sur le Po • Vercelli  • Mont-Blanc • Torino • Chambéry • Journée du patrimoine • Tunnel du Chat • Sous la ligne A/M
> La trace kml très précise de ce chemin (affichable sur Google Earth) est disponible sur simple demande iCi.


On me demande parfois comment naît l’idée d’un nouveau chemin, sous-entendu mais où va-t-il chercher tout ça ? Ce chemin sera mon seizième périple à pied depuis mai 2011 (voir carte d’ensemble ici). Après chaque périple, je laisse décanter et émerger l’envie d’un nouveau chemin.
Le lien entre tous ces chemins est la curiosité géographique de plus en plus guidée par la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée (dite ligne A/M). J’essaie aussi de ne jamais marcher deux fois au même endroit, préférant la richesse de la découverte permanente.

Genèse et préparation
Ainsi ce nouveau chemin du Delta du Po aux lacs de Chevelu est né comme une évidence suite à mes deux derniers chemins.
Pour le choix du départ depuis le delta du Po, l’envie est venue de la similitude entre les bassins de l’Ebro et du Po (delta méditerranéen, orientation ouest-est, richesse hydrographique) suite à mon chemin de mai 2017 du ∆ de l’Ebro à Matxitxako. Au lieu de l’extrémité sud de la ligne A/M au Maroc, prévue initialement et reportée à mai 2018, ce sera vers le Po !
Ci-dessous, une cartographie décryptant le bassin peu connu du Po + un article iCi !
Pour le choix de l’arrivée aux lacs de Chevelu, cette idée est née de mon chemin de 2016 du Sněžník au Puy-en-Velay qui m’a fait vivre l’émotion d’une longue marche vers mes racines et le lac de mon enfance. Les lacs de Chevelu (Saint-Jean-de-Chevelu, Savoie, Auvergne-Rhône-Alpes) seront donc le terminus de ce chemin. > Le rêve des lacs iCi !
Mon chemin passe également par Modane (vallée de la Maurienne, Savoie), ville de mon enfance à la frontière avec l’Italie, que j’ai quittée avec déchirement en 1967, il y a juste 50 ans. Sans oublier aussi la crue catastrophique de l’Arc, en 1957 (il y a juste 60 ans), restée dans toutes les mémoires. Je passerai aussi par Chambéry, préfecture de la Savoie et maternité de ma naissance.
Sur la cartographie ci-dessous, la Savoie avec sa forme caractéristique de poule entre Arc et Isère. A noter que bien que l’Arc soit plus long (127 km) et plus puissant que l’Isère au confluent (115 km), c’est l’Isère qui continue jusqu’au Rhône. La toponymie des cours d’eau est coutumière de ce genre d’anomalie.

Réalisation du projet
Pour me rendre vers le début de ma marche, j’ai pris l’avion pour Venezia (aller simple) ce qui correspond à une émission de 231 kg de CO2 qui a été compensée. Pour mémoire, on ne devrait pas dépasser 2000 kg de CO2 par an et par personne. Or, un citoyen européen en émet chaque année en moyenne 9100 kg : en cause notamment, l’élevage et les trop fréquents déplacements lointains, pour de trop courtes durées, sans aucun souci semble-t-il du problème, malgré toutes les alertes mondiales. > la dernière alerte ici
Continuer comme ça aveuglément (et égoïstement…) ou bien changer radicalement notre mode de vie (alimentation, déplacements, etc) ?
> lire notre Charte éthique

En jaune le chemin suivi. Trace kml disponible sur simple demande.

J’ai commencé ce chemin le 21 août 2017 à l’extrême pointe terrestre du delta du Po sur le territoire de la commune de Porto Tolle (Rovigo, Veneto), près du port de pêche du village de Pila.
Jusqu’à Torino (Piemonte), le parcours n’est jamais très éloigné du fiume Po. Certaines étapes suivent la Ciclovia del Po puis la Via Francigena (littéralement la voie qui vient de France) qui relie Canterbury à Roma (pour moi, dans l’autre sens).

Les ponts du Po et de quelques affluents entre Porto Tolle et Torino

A partir de Torino (Piemonte), j’ai quitté le Po et remonté la vallée de la Dora Riparia (affluent rive gauche du Po) jusqu’à Susa. J’ai continué vers la France par le col du Mont-Cenis (2081 m) et la vallée de la Maurienne. Je suis arrivé à Modane en descendant depuis Aussois baigné par la belle émotion de mes souvenirs d’enfant. J’avais prévu de quitter la vallée de la Maurienne en passant par le col de la Frèche (2183 m). Mais la météo étant mauvaise, je suis finalement passé par le col du Grand Cucheron (1188 m) entre St-Georges-d’Hurtières et La Rochette. Après une nuit à Chambéry, j’ai terminé mon chemin vers Saint-Jean-de-Chevelu le 16 septembre, après 27 jours de marche. Trois cousin.es – Benoît Million-Rousseau (1639-1729) est notre ancêtre commun – m’attendaient au Col du Chat pour partager joyeusement les derniers kilomètres !

Ce périple de 817 km a traversé cinq régions : Veneto (52 km, 6,4 %) ; Emilia-Romagna (111 km ; 13,6 %) ; Lombardia (286 km ; 35 %) ; Piemonte (175 km ; 21,4 %) ; Auvergne-Rhône-Alpes / Savoie (193 km ; 23,6 %).

On appelle ce document une « credencial » qui permet d’accéder aux hébergements des chemins vers Roma ou Santiago.

Chaque étape a fait l’objet d’une publication détaillée sur la page facebook « Ligne de Partage ». Pour la trouver, la liker, la partager, c’est iCi !

Je termine cet article en remerciant tous les gens merveilleux qui m’ont encouragé. Ils font définitivement partie de ce périple géographique « rivières et racines ». Une mention spéciale pour celles et ceux qui m’ont accueilli lors de quelques étapes.  Leurs prénoms terminent avec plaisir cet article : ChristianPatrickMichèleAnnaMichèleGabrielle – PatriciaJacky – Ginette – Jean-Claude.

4 réflexions au sujet de « ∆ du Po > lacs de Chevelu »

  1. Pierre-Louis
    J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cet article, je passerai sur les détails trop techniques pour moi, et les chiffres (que je n’aime pas du tout), mais j’ai parcouru grâce à vous un très beau chemin et attends le prochain périple!

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