Adour

L’Adour est avec le Segura espagnol, un des plus petits fleuves de la ligne A/M dont l’importance en terme de longueur (309 km)  et de superficie du bassin (16880 km²) justifie de le classer dans les grands fleuves et non pas dans les fleuves côtiers. L’Adour s’écoule intégralement en France.

Bassin adour
source ondres-landes.net

L’Adour est la réunion de 3 torrents qui prennent leur source dans les massifs de la Haute-Bigorre : l’Adour de Gripp du côté du pic du Midi de Bigorre ; l’Adour de Payolle, au pied du massif de l’Arbizon ; l’Adour de Lesponne venant du massif de Lascours.

Dans son cours aval, l’Adour a toujours eu des divagations de son lit. Suite aux travaux de détournement de l’ingénieur Louis de Foix, réussis le 25 octobre 1578, l’estuaire de l’Adour a été stabilisé et constitue aujourd’hui ce qu’on appelle le port de Bayonne, bien que peu sur la commune de Bayonne. L’Adour rejoint l’océan entre les communes de Tarnos (Landes) et Anglet (Pyrénées-Atlantiques).

Adour la barre
Le cargo Alwis entre dans l’Adour pour charger au port de Bayonne (source PL. Blaix)

La ligne A/M surplombe le bassin de l’Adour sur une longueur de 221 km qui culmine au sommet du pic du Vignemale (3298 m) entre les communes françaises de Cauterets et Gavarnie-Gèdre (Hautes-Pyrénées) et espagnole de Torla (Aragón). Les deux tripoints de bassins qui encadrent ce tronçon de ligne sont :
> à l’est, le tripoint Garonne / Adour / Ebro, au pic de la Munia (3133 m), sur la frontière entre les communes françaises de Gavarnie-Gèdre et Aragnouet (Hautes-Pyrénées) et espagnole de Bielsa (Huesca, Aragón).
> à l’ouest, le tripoint Adour / Bidassoa / Ebro, nommé Iparraldeko Kaskoa (1199 m, littéralement « casque côté nord »), entre les communes espagnoles de Baztan et Esteribar (Navarra).
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