Po / Rhône, hautes montagnes du partage
La ligne de partage des eaux entre les bassins du Po et du Rhône suit les principales crêtes alpines entre la Suisse, l’Italie et la France. Elle débute au nord en Suisse sur la ligne de partage Atlantique / Méditerranée (la ligne A/M des initiés) et se termine au sud sur la frontière franco-italienne. Le Po comme le Rhône sont des fleuves de la mer Méditerranée qui se terminent par un delta, mer Adriatique pour l’un et golfe du Lion pour l’autre.
Cette ligne est exceptionnelle par sa longueur (602 km) et son altitude très élevée (entre 4810 m et 1762 m) avec 27 sommets qui dépassent les 4000 m. C’est la ligne de partage des eaux entre grands fleuves la plus élevée d’Europe. L’histoire la partage entre 3 pays, des tunnels internationaux la court-circuitent, des cols routiers mythiques la franchissent, sans oublier les grand chemins de pèlerinage.
Tripoints
Par définition, chaque extrémité de la ligne de partage Po-Rhône est un tripoint de bassins versants de fleuves.
Au nord le tripoint de bassins Rhône-Po-Rhin (RPR) situé en Suisse, sur la ligne de partage Atlantique / Méditerranée, dans les Alpes Lépontines, à 3024 m d’altitude et à 360 m de distance du sommet du Witenwasserenstock (3082 m), sur son arête orientale [46°31.7’N 8°28.7’E]. Ce tripoint partage également trois cantons suisses appartenant à trois régions différentes : Valais (Région Lémanique), commune de Obergoms • Uri (Suisse Centrale), commune de Realp • Tessin (Ticino), commune de Bedretto. > voir planche ci-dessous à gauche

Au sud le tripoint de bassins Po-Rhône-Var (PRV) au sommet du Rocher des Trois Evêques / Rocca dei Tre Vescovi (2868 m) [44°21.7’N 6°53.2’E]. Ce tripoint, que nous pourrions appeler PoRonaVarus en cette période de pandémie, est également le tripoint entre les départements français des Alpes-de-Haute-Provence (nouvelle commune de Val d’Oronaye), des Alpes-Maritimes (Saint-Etienne-de-Tinée) et la province italienne de Cuneo (Argentera, Piemonte). > carte ci-dessus à droite
Ces deux tripoints d’extrémité sont distants à vol d’oiseau de 271 km. Le rapport à la longueur effective de cette ligne de partage est de 2,22 indiquant une forte sinuosité, représentative de la complexité des massifs alpins.

Extrait de l’excellente carte suisse distinguant le Mont Dolent et le tripoint ISF

Un autre tripoint, mais de pays celui-là
Le Mont Dolent (3820 m) est un sommet particulier de la ligne de partage Rhône-Po.  Il se trouve sur la frontière entre la Suisse et l’Italie. A 150 m du sommet, sur l’antécime ouest, à la jonction des arêtes nord et ouest, se trouve l’unique tripoint de pays Italie-Suisse-France, à une altitude de 3752 m.
> voir ci-contre le Mont Dolent et le tripoint de pays sur l’excellente carte suisse d’une précision et d’une clarté inégalées au monde. Les alpinistes disent souvent que la carte suisse à l’échelle 1/50000 est plus précise que la carte française à l’échelle 1/25000. Accès direct à la carte suisse iCi

Quatre bassins de fleuves
Rhône Le Rhône prend sa source à 2200 m d’altitude au pied du glacier du Rhône (Rhonegletscher) situé sur le territoire de la commune de Obergoms (Conches-le-Haut en français) dans le canton du Valais (Suisse) [46°34.5’N 8°22.8’E]. Jusqu’à l’extrémité de son delta dans la Méditerranée [43°20.0’N 4°50.6’E], le Rhône a une longueur de 784 km partagée entre la Suisse et la France : 204 km (26%) en Suisse ; 60 km (8%) sur deux tronçons de frontières franco-suisses (Léman et Rhône) ; 520 km (66%) en France. Les affluents de la rive droite du Rhône viennent du Jura et du Massif Central : Ain (190 km) Saône (475 km) Ardèche (126 km) Cèze (129 km) Gard (137 km). Trois grands affluents rive gauche viennent du partage avec le bassin du Po : Arve (108 km massif du Mont-Blanc)  Isère (288 km sans oublier son important affluent, l’Arc) Durance (320 km).


Fiume Po Le fiume Po prend sa source à la confluence de deux ravins [44°42’13″N 7°5’6″E] au-dessus de Pian del Re, commune de Crissolo (Cuneo, Piemonte) à 4 km au nord du Monte Viso (3841 m), point culminant des Alpes du Sud. Comme le Rhône, il se termine par un delta en mer Adriatique. Les affluents du Po qui viennent du partage avec le Rhône sont sur la rive gauche : Ticino (272 km lago Maggiore) • Sesia (149 km massif du Mont-Rose• Dorea Baltea (158 km massif du Mont-Blanc) • Orco (89 km) • Lanzo (66 km) • Dora Riparia (126 km) • Pellice (56 km). Sur la rive droite du Po : Varaita (94 km) • Maira (115 km) • Tanaro (253 km par son affluent rive gauche la Stura di Demonte 118 km). > carte ci-contre et article complet sur le Po iCi

Rhin Le partage Rhône-Po se termine au nord au contact avec le bassin du Rhin. Non le fleuve Rhin lui-même mais la Reuss (163 km), affluent rive droite de l’Aar (295 km) , lui-même un gros affluent rive gauche du Rhin / Rhein (1235 km).
Var  Le partage Rhône-Po se termine au sud au contact avec le bassin du Var, un fleuve côtier qui rejoint la Méditerranée à l’ouest de Nice. Ce n’est pas le Var lui-même qui prend sa source à l’extrémité du partage Rhône-Po, mais le Salse Morene (6 km), affluent rive gauche de la Tinée (70 km), elle-même affluent rive gauche du Var (120 km).
Les tronçons du partage
Les 602 km de la ligne de partage Rhône-Po se trouvent à près de 80 % sur les frontières entre Suisse, Italie et France. Les différents tronçons sont décrits ci-dessous en partant du nord :
Suisse, 48 km (8 %) en 2 tronçons Le premier tronçon a une longueur de 16 km entre le Witenwasserenstock, tripoint d’extrémité nord, et le Grieshorn (Corno Gries, 2968 m) sur la frontière italo-suisse. Le deuxième tronçon de 32 km entoure la zone suisse du col du Simplon (Simplonpass).
Frontière Suisse-Italie, 178 km (29,6 %) en 2 tronçons De part et d’autre du territoire suisse du col du Simplon, le partage suit la frontière Suisse-Italie : 47 km au nord entre le Grieshorn (Corno Gries, 2968 m) et l’arête ouest du Monte Leone • 131 km au sud entre le Pizzo d’Andolla (3656 m) et l’antécime du Mont Dolent, tripoint de pays Suisse-Italie-France (voir plus haut).
Frontière France-Italie, 301 km (50 %) en 7 tronçons Ces sept tronçons sont séparés par les six zones ci-dessous où, pour des raisons historiques, le partage des eaux traverse le territoire français.
France, 75 km (12,4 %)  en 6 tronçons
Les six tronçons historiques du partage des eaux en France sont décrits du nord vers le sud. Ils correspondent à des modifications de frontières qui ont augmenté le territoire français de moins de 150 km² cumulés.
Les trois premiers secteurs en venant du nord se situent dans le massif du Mont Blanc. Ils font, encore aujourd’hui, l’objet d’une contestation officielle de la part de l’Italie, rejointe sur ses cartes par la Suisse. Les cartes françaises tracent la frontière franco-italienne en dehors du partage des eaux. Cette particularité résulte des interprétations du traité de Torino de 1860 relatif aux frontières historiques entre les Savoies et le Piemonte. L’Italie demande dans ces trois cas le retour aux frontières naturelles du partage des eaux.

Col du Géant (0,5 km de partage) La superficie concernée n’est que de 0,1 km² mais elle est symbolique. Les cartes suisse et italienne font passer la frontière par le col du Géant, partage naturel des eaux.
Mont Blanc (0,9 km) Une petite superficie de 0,36 km² du versant côté Po du sommet du Mont Blanc est tracée sur les cartes françaises avec la frontière franco-italienne qui entoure le sommet en passant par le Mont Blanc de Coumayeur (4748 m).
Dôme du Goûter (1,4 km) Dans ce cas également, une infime superficie (0,2 km²) du versant sud du Dôme du Goûter (4304 m) est revendiquée par la France et contestée par l’Italie.
Pour les trois zones géographiques suivantes, la frontière franco-italienne suivait initialement le partage des eaux Rhône-Po. Elle a été déplacée officiellement sur le territoire français dans le cadre du traité de Paris signé le 10 février 1947 entre les « alliés vainqueurs » et les « vaincus » de la seconde guerre mondiale.
Plateau du Mont-Cenis (32 km de partage) Suite au traité de Paris, la frontière a été déplacée à 13 km au sud-est du col du Mont-Cenis, augmentant la « province de Maurienne » de 82 km². Ce nouveau territoire a été en partie noyé à la mise en eau du barrage du Mont-Cenis à partir de 1970.
> Le lac artificiel du Mont-Cenis (320 millions de m³) se trouve sur le bassin versant du Po mais son eau est en grande partie détournée par un important réseau de galeries souterraines (plus de 18 km) vers le bassin du Rhône. L’eau est turbinée à la centrale hydroélectrique de Villarodin-Bourget.
Vallée Etroite (26 km de partage) Comme au Mont-Cenis, la Vallée Etroite (47 km²), dominée par le Mont Thabor (3178 m) et s’écoulant vers le Po, est devenue française suite au traité de Paris.
Mont Chaberton (14 km de partage) Le versant oriental du Mont Chaberton (3131 m), sommet militaire stratégique au nord-est du col de Montgenèvre, est devenu français suite au traité de Paris sur une superficie de 17 km².

Le partage des eaux entre les bassins du Rhône et du Po, entre Suisse, Italie et France.

78 communes dans 3 Pays
La ligne de partage entre Rhône et Po traverse ou borde le territoire de 78 communes de la Suisse, l’Italie et la France. 6 régions et 11 départements (cantons en Suisse et provinces en Italie) sont concernés. Les communes les plus importantes sont en bleu.
Suisse 2 régions, 2 cantons, 18 communes
• Valais (Région Lémanique) 17 communes : Obergoms (664 habitants)  Goms (1216 h) Binn (142 h) Grengiols (424 h) Ried-Brig (2115 h) Simplon (305 h) Brig-Glis (13058 h) Visperterminen (1345 h) Eisten (204 h) Saas-Balen (347 h) Saas-Grund (1000 h) Saas-Almagell (370 h) Zermatt (5758 h) Evolène (1685 h) Bagnes (8096 h) Bourg-Saint-Pierre (198 h) Orsières (3187 h).
• Tessin (Ticino) 1 commune : Bedretto (110 h).
Italie 2 régions, 5 provinces, 37 communes
• Verbano-Cusio-Ossola (Piemonte) 6 communes : Formazza (443 h) Baceno (928 h) Varzo (2137 h) Antrona Schieranco (482 h) Ceppo Morelli (347 h) Macugnaga (613 h).
• Vercelli (Piemonte) 1 commune : Alagna Valsesia (434 h)
• Valle d’Aosta (Valle d’Aosta) 12 communes : Gressoney-La-Trinité (309 h) Ayas (1360 h) Valtournenche (2291 h) Bionaz (235 h) Ollomont (157h) Etroubles (507 h) Saint-Oyen (195 h) Saint-Rhémy-en-Bosses (328 h) Courmayeur (2779 h) La Thuile (820 h) Valgrisenche (190 h) Rhêmes-Notre-Dame (81 h).
• Torino (Piemonte) 13 communes : Ceresole Reale (167 h) Groscavallo (199 h) Balme (110 h) Usseglio (200 h) Novalesa (534 h) Giaglione (609 h) Exilles (251 h) Bardonecchia (3142 h) Oulx (3371 h) Cesana Torinese (943 h) Sauze Di Cesana (244 h) Prali (239 h) Bobbio Pellice (545 h).
• Cuneo (Piemonte) 5 communes : Crissolo (163 h) Pontechianale (160 h) Bellino (107 h) Acceglio (153 h) Argentera (75 h).
France 2 régions, 4 départements, 23 communes
Haute-Savoie (Auvergne-Rhône-Alpes) 4 communes : Chamonix-Mont-Blanc (8611 h)  Les Houches (2943 h) Saint-Gervais-les-Bains (5573 h) Les Contamines-Montjoie (1167 h).
Savoie (Auvergne-Rhône-Alpes) 11 communes : Bourg-Saint-Maurice (7302 h) Séez (2355 h) Montvalezan (686 h) Sainte-Foy-Tarentaise (768 h) TIgnes (2196 h) Val-d’Isère (1555 h) Bonneval-sur-Arc (261 h) Bessans (353 h) Val-Cenis (2088 h) Avrieux (388 h) Modane (3097 h).
Hautes-Alpes (Provence-Alpes-Côte d’Azur) 6 communes : Névache (356 h) Montgenèvre (456 h) Cervières (188 h) Abriès-Ristolas (385 h) Molines-en-Queyras (300 h) Saint-Véran (236 h).
Alpes-de-Haute-Provence (Provence-Alpes-Côte-d’Azur) 2 communes : Saint-Paul-sur-Ubaye (193 h) Val d’Oronaye (121 h).
Altitudes
Moyenne L’altitude moyenne sur les 602 km de ce partage des eaux Rhône-Po est de 3055 m.
Culminant Le sommet du Mont-Blanc (4810 m) est le point le plus élevé du partage Rhône-Po. C’est aussi un enjeu de frontière entre la France et l’Italie. lire plus haut dans le paragraphe « les tronçons du partage »
Les quatre autres sommets les plus élevés sont tous dans le massif du Mont Rose, sur la frontière entre la Suisse et l’Italie. Par ordre décroissant :  Grenzgipfel (4617 m), un sommet sur l’arête orientale à 130 m du plus haut sommet de la Suisse, le Dufourspitze (4634 m), qui lui n’est pas sur le partage Rhône-Po  Nordend (4608 m) • Zumsteinspitze (4562 m)  Signalkuppe / Punta Gnifetti (4553 m)  Liskamm (4533 m).
Point le plus bas Il se trouve en France, au col de l’Echelle (1762 m), sur le territoire de la commune de Névache (Hautes-Alpes) cédé à la France par le traité de Paris de 1947. > Ce n’est pas donc pas un hasard si ce point le plus bas du partage Rhône-Po, même s’il reste à une altitude déjà élevée, soit devenu, ces dernières années, une nouvelle route pour les migrants en quête d’une vie moins difficile. Respect à eux.
292 sommets de plus de 3000 m
La ligne de partage Rhône-Po se déroule exclusivement dans la haute montagne alpine, d’abord, en partant du nord, dans les Alpes centrales (Alpes lépontines puis Alpes pennines). A partir du Petit Col Ferret (2486 m), frontière entre la Suisse et l’Italie, le partage des eaux rejoint les Alpes occidentales (massif du Mont-Blanc – Alpes grées – Alpes cottiennes – massif du Mercantour).
Ce partage des eaux traverse 292 sommets de plus de 3000 m d’altitude : 15 en Suisse • 114 sur la frontière Suisse-Italie  • 153 sur la frontière France-Italie • 10 en France. 27 de ces sommets dépassent les 4000 m : 2 en Suisse • 14 sur la frontière Suisse-Italie • 9 sur la frontière France-Italie • 2 en France. > les noms de sommets en image
Dans la liste ci-dessous figurent tous les sommets traversés de plus de 3000 m du nord vers le sud. Les plus de 4000 m sont en bleu, les sommets les plus élevés sont surlignés.
> nota : on ne compte pas les prohéminences rocheuses sans col intermédiaire marqué sur des arêtes montantes vers un sommet principal.

• En Suisse (6 sommets) Tripoint Witenwasserenstock Est (3024 m) Pizzo Pesciora (3119 m) Gerenhorn (3075 m) Pizzo Rotondo (3192 m) Chüebodenhorn Est (≈ 3010 m) Pizzo Gallina (3060 m).
• Frontière Suisse / Italie (16 sommets) Bättelmatthorn / Punta dei Camosci (3044 m) Rothorn / Corno Rosso (3289 m) Bliennenhorn / Corno Cieco (3374 m) Hohsandhorn / Punta del Sabbione (3182 m) Ofenhorn / Punta d’Arbola (3236 m) Schwarxhorn / Punta Marani (3108 m) Punta Gerla (3087 m) Sommet 3112 (3112m) Scherbadung / Pizzo Cervandone (3210 m) Punta Dèvero (3037 m) Gischihorn / Pixxo Cornera (3083 m) Helsenhorn SE (3247 m) Cima delle Piodelle (3081 m) Punta Mottiscia (3156 m) Bortelhorn / Punta del Rebbio (3192 m) Wasenhorn / Punta Terrarossa (3246 m).
• En Suisse (9 sommets dont 2 à plus de 4000 m) Monte Leone Ouest (3425 m) Hübschhorn (3192 m) Böschorn / Rauthorn (3268 m) Gamserchopf (3402 m) Senggchuppa (3607 m) Fletschhorn Nord-Est (3980 m) Lagginhorn (4010 m) Weissmies (4017 m) Portjenhorn (3565 m).

Depuis le versant nord, côté suisse, 13 sommets du partage à plus de 4000 m entre le massif du Mont Rose et le Breithorn.

• Frontière Suisse / Italie (98 sommets dont 14 à plus de 4000 m) > voir panoramas ci-dessus
Pizzo d’Andolla (3656 m) Mittelrück / Pizzo di Loranco (3362 m) Sonnighorn / Pizzo Bottarello (3487 m) Augstkummenhorn (3418 m) Cimone di Camposecco (3397 m) Cima dello Spigolo (3362 m) Punta Banella (3331 m) Pizzo Scarone (3341 m) Punta Loraccio (3237 m) Vorder Latelhorn (3192 m) Latelhorn / Punta di Saas (3200 m) Jazzihorn / Pizzo Cingino Nord (3226 m) Pizzo Cingino Sud (3103 m) Ofentalhorn (3059 m) Spechhorn / Pizzo di Antigine (3188 m) Joderhorn (3035 m) Seewjinenhorn / Corno di Seewjinen (3205 m) Rothorn / Corno Rosso (3230 m) Steinchalchhorn / Cresta di Stenigalchi (3345 m) Schwarzberghorn / Corno Nero (3609 m) Neue Weisstorspitze (3638 m) Cima di Jazzi (3796 m) Torre di Castelfranco (3638 m) Cima Brioschi (3621 m) Grosses-Fillarhorn (3671 m) Kleines-Fillarhorn (3620 m) Jägerhorn (3969 m) Nordend (4608 m) Grenzgipfel (4617 m) Zumsteinspitze (4562 m) Signalkuppe / Punta Gnifetti (4553 m) Parrotspitze (4434 m) Ludwigshöhe (4342 m) Liskamm (4533 m) Castor / Punta Castore (4226 m) Pollux / Punta Polluce (4092 m) Roccia Nera (4073 m) Breithornzwillinge /  Breithorn Est (4138 m) Breithorn Central (4156 m) Breithorn Ouest (4164 m) Dos de Rollin / Gobba di Rollin (3898 m) Testa Grigia / Tête Grise (3479 m) Theodulhorn / Corno del Teodulo (3468 m) Furgghorn / Cima del Breuil (3450 m) Matterhorn / Monte Cervino / Mont Cervin (4478 m) Testa del Leone / Tête du Lion (3713 m) Pointe Carrel / Punta Carrel (3840 m) Dent d’Hérens (4174 m) Tête de Valpelline (3798 m)  Tête Blanche (3710 m) Tête de Chavannes (3671 m) Bouquetins (3838 m) Pointe Barnes (3611 m) Pointe de la Grande Arête (3353 m) Mont Brulé / Mont Braoulé (3576 m) Sommet 3499 (3499 m) La Vierge (3231 m) Pointes d’Oren (3520 m) La Singla (3714 m) Grand-Blanchen (3677 m) Petit-Blanchen (3590 m) Pointe de Boette (3540 m) Bec de la Sasse / Becca de la Sassa (3495 m) Becque Labié / Becca Labié (3462 m) Aouille Tseuque (3553 m) Grand Epicourne (3343 m) Becca Picion (3391 m) Bec d’Epicourne (3531 m) Becca Rayette / La Rayette (3431 m) Bec du Chardoney (3406 m) Mont de la Balme (3347 m) Mont Gelé (3518 m) Mont Avril (3346 m) Tête de Balme (3313 m)  Tête du Filon (3305 m) Tête Blanche (3416 m) Grande Tête de By (3587 m) Le Sonadon (3576 m) Aiguille d’Amiante (3561 m) Aiguille Verte (3488 m) Les Luisettes (3443 m) Aiguilles de Valsorey / Mont Percé (3351 m) Les Trois Frères (3259 m) Mont Cordine (3328 m) Pointe du Capucin (3395 m) Tête de Riondet (3484 m) Dents du Vélan (3619 m) Mont Vélan (3722 m) Testa Grisa (3059 m) Mont Tunnel (3059 m) Pointe de Moline (3019 m) Mont de Ménouve / Pointe des Rayons de la Madeleine (3050 m) Aiguille des Sasses (3014 m) Grand Golliat (3236 m) Pointe Allobrogia (3171 m) Petit Grépillon (3357 m) Mont Grépillon (3579 m) Mont Dolent (3820 m).
> La pointe Dufour (Dufourspitze 4634 m), visible sur les panoramas ci-dessus, est le point culminant du massif du Mont-Rose et de la Suisse. C’est aussi le 2ème sommet des Alpes après le Mont-Blanc. Mais la Pointe Dufour ne se trouve pas sur le partage des eaux Rhône-Po même si son sommet n’en est qu’à 150 m à vol d’oiseau.
• Frontière France / Italie (29 sommets dont 7 à plus de 4000 m)
Pointes de Pré de Bard (3658 m) Pointe du Domino (3648 m) Aiguille du Triolet (3870 m) Petites Aiguilles du Triolet (3806 m) Pointe Isabelle (3760 m) Pointe des Papillons (3644 m) Aiguille Savoie (3603 m) Aiguille de Talèfre (3730 m) Aiguille de l’Eboulement (3599 m) Aiguille de Leschaux (3759 m) Petites Jorasses (3650 m) Pointe des Hirondelles (3507 m) Pointe Walker / Grandes Jorasses (4208 m) Pointe Whymper (4184 m) Pointe Croz (4110 m) Pointe Marguerite (4066 m) Pointe Young (3996 m) Dôme de Rochefort (3985 m) Aiguille de Rochefort (4001 m) Dent du Géant (4013 m) [> panorama ci-dessous à gauche] Aiguille Marbrée Nord (3517 m) Aiguille Marbrée Sud (3444 m) Le Grand Flambeau (3560 m) Aiguille de Toule (3516 m) Aiguille d’Entrèves (3558 m) La Tour Ronde (3792 m) Trident de la Brenva (3671 m) Fourche de la Brenva (3679 m) Mont Maudit (4465 m).

Massif des Grandes Jorasses
Massif du Mont-Blanc – Voir l’excellent site du photographe Jérôme Obiols

• France (2 sommets à plus de 4000 m)
Mont Blanc (4810 m) Dôme du Goûter (4304 m). > voir panorama ci-dessus à droite et sommet du Mont-Blanc ci-dessous• Frontière France / Italie suite 1 (72 sommets dont 2 à plus de 4000 m)
Piton des Italiens (4002 m) Aiguille de Bionnassay (4052 m) Dôme de Miage Est (3641 m) Tête Carrée (3732 m) Tête Blanche / Aiguille Nord (3870 m) Aiguille Centrale Nord-Ouest de Tré la Tête (3846 m) Aiguilles de la Lex / Lée Blanche (3697 m) Aiguille des Glaciers (3816 m) Petite Aiguille des Glaciers (3473 m) Pointe Léchaud (3107 m) Pointe des Ouillons (3110 m) Mont Miravidi ou de Mirande (3066 m) Aiguille des Veis (3024 m) Aiguille de l’Ermite (3011 m) Grand Assaly / Pointe du Petit (3173 m) Pointe du Grand / Petit Assaly (3147 m) Becca du Lac (3405 m) Bec de l’Ane / Grand Bec de Mont (3213 m) Pointe d’Archeboc (3272 m) Pointe d’Ormelune (3256 m) Pointe de Serru ou de Maurin (3227 m) Pointe du Rocher Blanc / Bec de Percia (3023 m) Pointe des Mines / Bec de Suessa (3420 m) Pointe du Nant Cruet (3605 m) Aiguille de la Petite Sassière (3672 m) Aiguille de la Grande Sassière (3748 m) Pointe de la Traversière (3338 m) Pointe de la Golette (3280 m) La Tsanteleina (3602 m) Pointes du Couard Dessus (3490 m) Pointe de Bazel (3440 m) Pointe de Calabre (3319 m) Roc de Bassagne (3220 m) Pointe de la Galise (3343 m) Cime de la Vache (3185 m) Cime d’Oin (3276 m) Cime du Carro (3326 m) Levanna Occidentale (3593 m) Levanna Centrale (3619 m) Levannetta (3432 m) Levanna Orientale (3555 m) Pointe Girard (3259 m) Pointe Clavarini (3261 m) Roc du Mulinet (3429 m) Pointe de Groscavallo (3404 m) Pointe Mezzenile (3436 m)  Cime Monfret / Pointe Francesetti (3425 m) Pointe de Bonneval (3320 m) Pointe de Séa (3213 m) Pointe Tonini (3327 m) Petite Ciamarella (3534 m) Pointe de Chalanson (3465 m) Pointe du Colerin (3475 m) Pointe des Audras (3244 m) Dent du Colerin (3333 m) La Bessanèse (3592 m) Pointe des Pareis (3301 m) Ouille d’Arbéron (3563 m) La Croix Rousse (3541 m) Pointe de Pera Ciaval (3254 m) Pointe de la Valette (3384 m) Pointe des Lauses Noires (3370 m) Pointe de L’Autaret (3332 m) Pointe Costans (3287 m) Pointe Avril (3214 m) Pointe du Fort (3385 m) Pointe des Cavales (3394 m) Pointe de Novalèse (3356 m) Mont Tour (3385 m) Roche Michel (3365 m) Pointe du Lamet (3504 m) Pointe de Ronce (3611 m).
• France (Mont-Cenis) (3 sommets)
Signal du Grand Mont-Cenis (3377 m) Pointe Cléry / Signal du Petit Mont-Cenis (3162 m) Mont Giusalet (3312 m).
• Frontière France / Italie suite 2 (11 sommets)
Dents d’Ambin / Rochers Pénibles (3372 m) Pointe Niblé (3319 m) Pointe Ferrand (3326 m) Pointe Sommeiller (3332 m) Rognosa d’Etache (3345 m) Pointe St-Michel (3241 m) Aiguille de Scolette (3506 m) Pointe de Paumont (3171 m) Cime du Grand Vallon / Punta Bagna (3125 m) L’Argentier / Punta Nera (3046 m) Cime de la Planette (3104 m).
• France (Vallée Etroite) (4 sommets)
Mont Thabor (3178 m) Roc de Valmeinier (3002 m) Rocher de la Grande Tempête (3002 m).
• Frontière France / Italie suite 3 (3 sommets)
Pointe des Grands Becs / Pointe de Chalanche Ronde (3042 m) Pointe des Rochers Charniers (3042 m) Pointe des Trois Scies (3028 m).
• France (Chaberton) (1 sommet)
Mont Chaberton (3131 m).
• Frontière France / Italie suite 4 (38 sommets)
Pic de Terre Noire (3100 m) Crête de Pierre Rouge (3230 m) Cime de Chabrières (3246 m) Grand Glaiza (3293 m) Bric Froid (3302 m) Grand Queyron (3060 m) Pointe de Marte (3152 m) Aiguille Bleue (3082 m) Pointe de Venise (3096 m) Pointe de Rome (3069 m) Pointe Gastaldi (3210 m) Pointe Joanne (3051 m) Mont Ruine (3119 m) L’Asti / Mont Aiguilette (3287 m) Pic d’Asti (3220 m) Le Pain de Sucre (3208 m) Pic de Caramantran (3031 m) Rocca Bianca (3059 m) Tête des Toillies / Tête Noire (3175 m) Cime du Loup (3135 m) Mont de Salsa (3315 m) Bric de Rubren (3340 m) Tête de Malacoste (3216 m) Tête de Gandin (3155 m) Pelvat de Chabrière (3157 m) Tête de l’Autaret (3021 m) Pointe du Fond du Roure (3157 m) Mont de Maniglia (3180 m) Tête de Cialancioun (3023 m) Brec de l’Homme (3211 m) Pointe du Fond de Chambeyron (3137 m) Tête de la Fréma (3151 m) Brec de Chambeyron (3389 m) Aiguille Foch (3267 m) Le Parrias Coupa (3240 m) Rocca Blanca (3193 m) Tête de Sautron (3165 m) Tête de Moïse (3104 m).
> Nota : le Monte Viso (3841 m), point culminant des Alpes du sud, ne se trouve pas sur la ligne de partage Rhône-Po. Son sommet se trouve en Italie à 1800 m à vol d’oiseau de la frontière avec la France et du partage. Tous ses versants s’écoulent donc vers l’Italie et le Po.
9 cols routiers
Parmi les 9 routes qui franchissent des cols de la ligne de partage des eaux Rhône-Po, 6 sont fermées en hiver du fait de l’altitude et de l’enneigement. Tous ces cols sont aussi des classiques pour nos amis cyclotouristes du Club des Cent Cols. > en vélo aussi
Nufenenpass / Passo della Novena (2480 m) [46°28.7’N 8°23.2’E] La route qui passe par ce col suisse relie en 34 km le village de Ulrichen de la commune de Goms (Valais, Suisse) à Airolo (Tessin, Suisse). Elle est fermée l’hiver.
Simplonpass / Passo del Sempione (2006 m) [46°15.0’N 8°1.9’E] La route qui passe par ce col suisse relie en 61 km Brig-Glis (Valais, Suisse) à Domodossola (Piemonte, Italie). Elle a été construite sur ordre de Napoléon Bonaparte entre 1801 et 1805. Elle est ouverte toute l’année.
Col du Grand-Saint-Bernard (2469 m) [45°52.2’N 7°10.3’E] Le col lui-même se trouve en Suisse, sur la commune de Bourg-Saint-Pierre,  400 m avant la frontière avec l’Italie. La route qui passe par ce col relie, en 63 km, Sembrancher (Valais, Suisse) à Aosta (Valle d’Aosta, Italie). La route, doublée par le tunnel routier du même nom,  est fermée l’hiver. Ce col est aussi le lieu de passage de la Via Francigena, un grand chemin de pèlerinage européen. > voir plus loin « Grands pèlerinages »
Col du Petit-Saint-Bernard (2188 m) [45°40.8’N 6°53.0’E] La route qui passe par ce col frontière entre la France et l’Italie relie en 51 km, Séez (Savoie, France) et Pré-Saint-Didier (Valle d’Aosta, Italie). Elle est fermée l’hiver.
Col du Mont-Cenis (2085 m) [45°15.6’N 6°54.0’E] Ce col du partage Rhône-Po se trouve en France, 13 km avant la frontière avec l’Italie*. La première route carrossable qui franchit ce col a été construite sur ordre de Napoléon entre 1803 et 1805. Elle relie en 40 km, Lanslebourg-Mont-Cenis (Savoie, France) à Susa (Piemonte, Italie). La route est fermée en hiver. Une via Compostela franchit le  col du Mont-Cenis. > voir ici
* Le traité de Paris du 10 février 1947 a déplacé la frontière du Mont-Cenis au sud-est du grand plateau du Mont-Cenis, augmentant la « province de Maurienne » de 82 km². Ce nouveau territoire a été en partie noyé à la mise en eau du barrage du Mont-Cenis  à partir de 1970.
Col de l’Echelle (1762 m) [45°1.6’N 6°39.4’E] Il s’agit du point le plus bas des 602 km de la ligne de partage Rhône-Po sur la commune de Névache (Hautes-Alpes, France). La route qui franchit ce col relie en 12km, Névache à Bardonecchia (Piemonte, Italie). La route est fermée l’hiver. > Ce n’est pas donc pas un hasard si ce point le plus bas du partage Rhône-Po, même s’il reste à une altitude respectable, soit devenu, ces dernières années, une nouvelle route pour les migrants en quête d’une vie moins difficile. Respect à eux.
Col de Montgenèvre (1860 m) [44°55.9’N 6°43.4’E] C’est le seul des 9 cols routiers de ce partage qui est urbanisé. Montgenèvre est à la fois un col, un village et une station de ski très fréquentée. La route nationale, qui passe ici en tranchée couverte sous le départ des remontées mécaniques, relie Briançon (Hautes-Alpes, France) à Oulx (Piemonte, Italie). Une via Compostela franchit le  col de Montgenèvre et y rejoint la via Domitia. > voir aussi plus loin
Col Agnel (2744 m) [44° 41.0’N 6°58.8’E] Il s’agit du col routier le plus élevé du partage des eaux Rhône-Po. C’est aussi le deuxième plus haut col routier français derrière le col de l’Iseran (2770 m) qui relie en Savoie les hautes vallées de la Tarentaise et de la Maurienne. La route qui franchit le col Agnel relie en 43 km, Château-Ville-Vieille (Hautes-Alpes, France) à Casteldelfino (Piemonte, Italie). Elle est fermée en hiver.
Col de Larche / collo della Maddalena (1991 m) [44°25.3’N 6°53.9’E] Il s’agit du col le plus méridional de la ligne de partage Rhône-Po. La route qui le franchit relie en 34 km Saint-Paul-sur-Ubaye (Alpes-de-Haute-Provence, France)  à Pietraporzio (Piemonte, Italie). Elle est ouverte toute l’année sauf conditions exceptionnelles.
5 tunnels + 1
6 tunnels passent sous la ligne de partage Rhône-Po. 2 tunnels ferroviaires (3 tubes en comptant un tunnel à 2 tubes) et 3 tunnels routiers (4 tubes bientôt). Un dernier tunnel, le plus au sud de ce partage, est d’un genre très particulier, en haute montagne, muletier et piéton seulement, d’où le titre énigmatique de cette rubrique « 5 + 1 ».
> D’autres « tunnels » non pris en compte ici passent sous le partage Rhône-Po, il s’agit des galeries souterraines hydrauliques qui transfèrent l’eau des barrages pour les turbiner sur le versant le plus favorable. Exemple avec l’aménagement hydroélectrique du Mont-Cenis décrit plus haut.
Tunnel ferroviaire du Simplon / Sempione 2 tubes de 19,823 km • ouvert en 1906. > entrée tunnels côté italien (sud)
Tunnel routier du Grand-Saint-Bernard 1 tube de 5,798 km + une galerie de sécurité • ouvert en 1964. > entrée tunnel côté Bourg-St-Pierre (nord)
Tunnel routier du Mont-Blanc 1 tube de 11,611 km + une galerie d’évacuation sous la chaussée • ouvert en 1965. Le 24 mars 1999, un incendie dramatique a fait 39 morts dans le tunnel. Le tunnel n’a été réouvert que 3 ans plus tard avec des mesures de sécurité renforcées. > entrée tunnel côté français (nord)
Tunnel routier du Fréjus entre Modane (Savoie, France) et Bardonechia (Piemonte, Italie) • 1 tube de 12,895 km + galerie de sécurité de 12,848 km • ouvert en 1980. La deuxième galerie percée pourrait permettre à partir de 2021 de mettre chaque tube à sens unique. > entrée tunnel côté français (nord)
> près du milieu du tunnel se trouve le LSM, Laboratoire Souterrain de Modane. Il s’agit d’une grande cavité qui a été creusée et qui se trouve naturellement protégée des rayons cosmiques par 1700 m de roches de couverture. Les scientifiques y font des recherches de haut niveau en physique des particules et astrophysique. > le LSM sur Wikipédia
Tunnel ferroviaire du Fréjus entre Modane (Savoie, France) et Bardonnechia (Piemonte, Italie) • 1 tube de 13,688 km à 2 voies • ouvert en 1871. > portail tunnel côté Italie (sud)
Tunnel de la Traversette [44°42.7’N 7°4.0’E] [tunnel côté italien] Il s’agit du plus ancien tunnel qui passe sous cette ligne de partage, mais peut-être aussi de l’ensemble des tunnels terrestres. Il a été ouvert en 1480 à une altitude de 2900 m sous les aiguilles de la Traversette. D’une longueur de 75 m, il facilitait les échanges muletiers et piétons entre le Queyras (vallée du Guil > Durance > Rhône) et la vallée du Po en évitant le passage plus élevé et difficile par le col de la Traversette. Il est encore praticable aujourd’hui pour les randonneurs. > histoire du tunnel de la Traversette
> Rappel : Il existe un tunnel encore plus court (66 m) qui passe sous la ligne A/M. Il s’agit du tunnel de la Complacera au-dessus de Valle de Mena (Castilla y León, Espagne).
Grands pèlerinages
Trois des cols routiers décrits plus haut dans cette page sont des lieux de passage de grands chemins de pèlerinage.
Via Francigena / col du Grand-Saint-Bernard Ce grand chemin, littéralement « voie qui vient de France » relie Canterbury (Kent, Angleterre, Royaume-Uni) à Roma (capitale de l’Italie). Il est devenu de nos jours un chemin de pèlerinage moderne reprenant l’itinéraire suivi en l’an 990 par Sigéric, archevêque de Canterbury. La Via Francigena traverse la ligne de partage des eaux Rhône-Po au col du Grand-Saint-Bernard, point culminant (2469 m) de cet itinéraire de plus de 2000 km de longueur. C’est aussi le plus haut point de passage de tous les chemins de pèlerinage européens, seulement dépassé par le port de Marcadau (2541 m) dans les Pyrénées centrales, une voie montagnarde secondaire des chemins de Compostelle.
Via Compostela Deux itinéraires principaux venant de la plaine italienne du Po franchissent le partage des eaux Rhône-Po pour rejoindre les voies françaises :
• Par le col du Mont-Cenis Une voie passe par Torino (Piemonte, Italie), rejoint Susa pour franchir le col du Mont-Cenis (2085 m). Plus loin, les pèlerins atteignent Chambéry (capitale de la Savoie) en descendant la vallée de la Maurienne, puis à partir de Yenne, ils se trouvent sur la via Gebennensis qui relie Genève au Puy-en-Velay, départ de la via Podiensis. > deux étapes du passage à pied du col du Mont-Cenis iCi et iCi.   > périple à pied depuis le ∆  du Po
• Par le col du Montgenèvre D’autres pèlerins qui veulent aller à Santiago à partir de la plaine du Po font aussi étape à Susa (Piemonte) et franchissent le partage des eaux Rhône-Po  au col du Montgenèvre (1860 m) où ils trouvent la via Domitia qui les mène jusqu’à Arles, départ de la via Tolosana.
> nota : une autre voie de Compostelle nommée Via Aurelia permet de rejoindre la voie d’Arles depuis l’Italie mais elle suit le littoral méditerranéen et ne franchit donc pas le partage des eaux Rhône-Po.


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