Fusions à la française !

Depuis le 1er janvier 2016 est entré en vigueur le nouveau découpage des régions françaises. Ainsi la France est passée de 27 à 18 régions :
> 13 régions en France métropolitaine (y-compris la Corse qui n’a pas la dénomination de « région » mais en exerce les compétences),
> 5 départements et régions d’outre-mer (DOM-ROM).

Cartes régions france

Sur les 12 nouvelles régions continentales (hors la Corse), 5 régions sont traversées par la ligne A/M et elles sont toutes les 5 issues de la fusion au 1er janvier 2016 de 2 ou 3 anciennes régions. On trouve du nord vers le sud en suivant le cheminement de la ligne A/M : Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine  Bourgogne-Franche-Comté  Auvergne-Rhône-Alpes  Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées  Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.
Ces nouvelles régions ont enfin trouvé leur nom, qui ne sera officiellement adopté en Conseil d’Etat qu’en octobre 2016… Nous sommes en France, lire plus loin !
Grand-Est  Bourgogne-Franche-Comté  Auvergne-Rhône-Alpes  Occitanie  Nouvelle-Aquitaine.

En ce qui concerne les communes, on a déjà largement souligné sur les documents de ce site web « l’exception française » avec un « record », au moins européen, du nombre de petites communes (population et/ou surface) par rapport aux autres pays d’Europe et de la ligne A/M (voir aussi la page Communes). Il ne faut certainement pas s’en glorifier. La France est un pays de tradition jacobine, et donc centralisateur, bureaucrate et technocrate. Tout cela rend les réformes difficiles, encore plus lorsqu’il s’agit de découpage géographique et de pouvoir politique. En comptant celles et ceux « qui sont contre », « qui savent », « qui l’avaient dit », « qui auraient fait différemment », « qui veulent garder leur pouvoir », « qui pinaillent », « qui accusent », « qui menacent »… on a fait le tour de la quasi-totalité de la population française. Ainsi les réformes font souvent l’objet de crise nationale même si on observe que plus personne n’en parle une fois qu’elles sont adoptées, mais du coup édulcorées.

Pour mémoire et pour mieux mesurer les difficultés franco-françaises, ce type de réforme territoriale visant à réduire le nombre de régions et de communes a été initié en Allemagne au début des années 1970 !

Mais revenons à nos communes. On assiste depuis quelques années à une augmentation du nombre de fusions de communes. Ce mouvement, qui reste modeste et concerne essentiellement les petites communes, a fait l’objet d’incitations économiques (par exemple, pas de baisse des dotations pendant 3 ans) suite à la loi du 7 août 2015 dite « NOTRE » (Nouvelle Organisation Territoriale de la République). Ainsi au 1er janvier 2016, 1019 communes de France continentale ont fusionné pour créer 308 nouvelles communes, soit un solde négatif de  711 communes. Et pour la première fois, le nombre de communes de la métropole est passé sous la barre, symbolique et jugée énorme par l’Europe, des 36000 communes (environ 40% du nombre de communes européennes). De 36529 communes en 2015, le nombre des communes métropolitaines est au 1er janvier 2016 de 35518 !

9 nouvelles communes de la ligne A/M
9 nouvelles communes de la ligne A/M

En ce qui concerne les communes françaises de la ligne A/M, 13 communes ont été concernées par des fusions et le nombre total est passé de 518 à 514, soit une baisse de 4 communes seulement. Il y a donc 9 nouvelles communes avec des territoires qui ont été rassemblés.
Du nord au sud de la ligne A/M, les mouvements sont les suivants (les anciennes communes de la ligne A/M sont soulignées ; les nouvelles communes sont en bleu) :
> Soppe-le-Haut et Mortzwiller (Haut-Rhin, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine) deviennent Le Haut-Soultzbach  (925 habitants, 11,6 km²).
> Masevaux et Niederbruck (Haut-Rhin, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine) deviennent Masevaux-Niederbruck (3798 habitants, 27,0 km²).
> Balesmes-sur-Marne et Saints-Geosmes (Haute-Marne, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine) deviennent Saints-Geosmes  (1181 habitants, 27,9 km²). Balesmes reste le nom de l’incontournable tunnel navigable de Balesmes, un record !
> Ivry-en-Montagne et Jours-en-Vaux (Côte d’Or, Bourgogne-Franche-Comté) deviennent Val-Mont (268 habitants, 19,9 km²).
> Le Rousset et Marizy (Saône-et-Loire, Bourgogne-Franche-Comté) deviennent Le Rousset-Marizy (705 habitants, 55,5 km²).
> Saint-Laurent-de-Trèves et Saint-Julien-d’Arpaon (Lozère, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées) deviennent Cans-et-Cévennes (278 habitants, 43,8 km²).
> Saint-Maurice-de-Ventalon et Le Pont-de-Montvert (Lozère, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées) deviennent Pont-de-Montvert-Sud-Mont-Lozère (591 habitants, 167,3 km²), un peu court ce nom !
> Gavarnie et Gèdre (Hautes-Pyrénées, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées) deviennent Gavarnie-Gèdre (377 habitants, 227,1 km²).
> Loudenvielle et Armenteule (Hautes-Pyrénées, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées) deviennent Loudenvielle (300 habitants, 42,7 km²).

Nota : Vous trouverez tous les tableaux répertoriant par régions les communes de la ligne A/M (1476 communes à ce jour) en suivant les liens de cet article vers les régions françaises, mais aussi pour tous les pays, dans un tableau au bas de la page Régions.

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