Quelques définitions, pour mieux nous comprendre…
Nota :
Les termes en italique sont eux-mêmes définis sur cette page. Leur première apparition dans la page est en bleu italique. Chaque mot ou groupe de mots en vert contient un lien cliquable vers des documents internes ou externes.

La ligne, lien principal du projet que nous déployons par l’intermédiaire de notre association et de ce site web, mérite avant toute chose d’être expliquée le plus clairement possible. Nous voulons parler de la ligne de partage des eaux entre l’océan Atlantique (A) et la mer Méditerranée (M), le plus souvent mentionnée dans les documents de ce site web et dans nos discussions sous l’appellation raccourcie : ligne A/M

Ligne de partage des eaux A/M : il s’agit de la ligne constituée par l’ensemble des points géographiques à partir desquels l’écoulement de surface des eaux change de destination, selon que l’on se trouve du côté du bassin versant d’un fleuve qui coule vers l’océan Atlantique, ou du bassin versant d’un fleuve qui coule vers la mer Méditerranée. En parlant des seuls écoulements de surface, nous faisons abstraction de l’influence des écoulements dans les réseaux souterrains, présents notamment dans les zones dites karstiques, calcaires le plus souvent, crevassées par des phénomènes de dissolution hydrochimique. Un exemple iCi.
Océan Atlantique : cet océan d’une superficie de 106 millions de km² est le 2ème plus grand océan de la planète, derrière l’océan Pacifique (166 millions de km²). Pour les anciens, cette appellation désignait avant tout la mer se trouvant au-delà du détroit de Gibraltar, par rapport à la Méditerranée. Dans notre projet, nous incluons dans l’appellation océan Atlantique, les mers dites « bordières » (ou épicontinentales), très ouvertes sur l’océan, que sont la mer du Nord et la Manche. Par contre, les mers intercontinentales et intracontinentales que sont la mer Méditerranée et la mer Baltique ne sont pas incluses dans l’océan Atlantique.

Carte ocean atlantique

Carte mediterranee

Mer Méditerranée : cette mer intercontinentale (entre 2 continents) est presque entièrement fermée par rapport à l’océan Atlantique. Son nom vient du latin mediterraneus, « au milieu des terres », sous-entendu à l’époque « du monde connu ». Sa superficie est de 3 millions de km², intégrant les mers relativement fermées qui communiquent naturellement avec elle : mer de Marmara, mer Noire, mer d’Azov. La mer Rouge n’en fait pas partie, sa communication avec la mer Méditerranée étant artificielle (canal de Suez). La mer Méditerranée communique avec l’océan Atlantique par le détroit de Gibraltar.
Détroit de Gibraltar : Ce détroit large de 14,4 km et profond de 300 m marque la frontière entre la mer Méditerranée à l’est et l’océan Atlantique à l’ouest. Par convention pour le tracé de la ligne terrestre de partage des eaux, nous avons considéré que cette ligne passe par le point le plus au sud de l’Espagne (Cabo ou Punta de Tarifa) et le point le plus au nord du Maroc (Rass Qassarin ou Cabo Benyunes). Cette convention n’influence le tracé de la ligne A/M que très localement, sur quelques km. > article sur Gibraltar
Mer Baltique : cette mer de 365.000 km², intracontinentale (à l’intérieur d’un seul continent), est reliée à l’océan Atlantique (mer du Nord) par les détroits du Kategatt et du Skagerrak entre le Danemark, la Suède et la Norvège. La ligne A/M se termine donc en direction du nord, dès que l’on entre dans le bassin versant de l’Oder. > Points extrêmes > Fleuves

Carte mer baltique
Situation de la mer Baltique

Sahara et ses aquifères : l’extrémité sud de la ligne A/M rencontre au Maroc le bassin versant de cours d’eau (ou oueds) dits « endoréiques », c’est-à-dire qui n’ont pas d’exutoire vers les mers et océans ouverts. Dans le cas présent, ces fleuves se perdent dans le Sahara soit par évaporation soit par infiltration en alimentant l’immense réseau d’aquifères sahariens. Le Sahara joue ainsi le rôle d’une mer intérieure souterraine, marquant l’extrémité sud de la ligne A/M> Points extrêmes

D’autres définitions plus classiques pourront aider les lecteurs à une participation active. On les rappelle en cas de besoin. Le code couleur est :                Géographie                  Hydrologie 

Méridien (longitude) : on parle souvent, en géographie, de méridiens. Il s’agit de demi-cercles imaginaires qui relient les pôles nord et sud sur le globe terrestre. Les méridiens définissent par convention internationale les longitudes terrestres dont la référence zéro est, depuis 1884, le méridien de Greenwich. Tous les points terrestres situés sur un même méridien (demi-cercle) ont la même longitude qui varie de 0° (°=degré) sur le méridien origine à 180°. Selon que l’on se trouve à l’est du méridien 0°, ou à l’ouest, on rajoute E (est) ou O (ouest, west=W en anglais). On fait aussi référence dans ce site web à d’autres méridiens historiques : Paris, Prague notamment. Ainsi la ligne A/M se trouve entre les longitudes 16°48’47’’E et 5°39’31’’O (ou W). Elle franchit donc le méridien de Greenwich.
Parallèle (latitude) : les parallèles sont des cercles imaginaires, perpendiculaires aux méridiens. Sur ces parallèles, tous les points ont la même latitude qui varie de 90° (°=degré) aux pôles à 0° sur l’équateur. Selon l’hémisphère, on rajoute N (nord) ou S (sud). Ainsi la ligne A/M se trouve entre les latitudes 50°9’18’’N et 32°18’13’’N.
Amont : dans un terrain en pente, l’amont signifie « vers le haut, au-dessus ». Un cours d’eau coule de l’amont vers l’aval, dans le sens de la pente. « A l’amont d’un lieu » signifie donc, sur un cours d’eauavant ce point en suivant le sens d’écoulement du cours d’eau.
Aval : dans un terrain en pente, l’aval signifie « vers le bas, en-dessous ». Un cours d’eau coule de l’amont vers l’aval, dans le sens de la pente. « A l’aval d’un lieu » signifie donc, sur un cours d’eau, après ce point en suivant le sens d’écoulement du cours d’eau.

Cours d’eau : on se limitera ici à la définition du terme générique « cours d’eau » utilisé pour désigner tout écoulement d’eau naturel sous la forme de ruruisseau, torrent, rivière, fleuve.
Affluent : il s’agit d’un cours d’eau qui se jette dans un autre cours d’eau, en général plus long ou au débit plus important. Un affluent ne se jette donc pas directement dans une mer ou un océan, ce qui le distingue d’un fleuve.
Bassin versant : il s’agit d’une surface terrestre sur laquelle toutes les précipitations tombées alimentent un même exutoire : cours d’eau, lac, mer, océan. Le bassin versant d’un cours d’eau est délimité par une ligne de partage des eaux de ce cours d’eau avec les bassins versants des cours d’eau voisins. Chaque bassin versant d’un cours d’eau est composé de bassins versants élémentaires (ou sous-bassins) correspondant à la surface d’alimentation de chaque affluent de ce cours d’eau.
Fleuve : il s’agit d’un cours d’eau qui se jette dans un océan, dans une mer, plus exceptionnellement dans un désert (exemple du Sahara) ou dans une mer intérieure.
Fleuve côtier : il s’agit d’un cours d’eau, plus petit que le fleuve ci-dessus, qui se jette dans une mer ou un océan. Il a une longueur et une superficie de bassin versant limitées. Il a le plus souvent peu d’affluents. En géographie, plusieurs limites conventionnelles sont utilisées pour distinguer les fleuves côtiers des autres fleuves : longueur du fleuve ; superficie du bassin versant. En ce qui concerne notre association et la ligne A/M, nous avons choisi d’utiliser seulement le critère de superficie du bassin versant. Sont considérés comme « fleuves côtiers », les fleuves dont la superficie est inférieure à 10 000 km². Cette limite ne pose pas de problème pour les 73 fleuves concernés par la ligne A/M, aucun fleuve ne se trouve « lésé » ou « avantagé » parce qu’il serait trop proche de cette limite.
Fleuve orphelin : il s’agit d’une appellation créée dans le cadre de notre association pour désigner un fleuve (le plus souvent côtier, mais pas pas toujours) dont le bassin versant ne remonte pas jusqu’à la ligne A/M car il est recouvert dans sa partie amont par des bassins de fleuves qui l’isolent de la ligne A/M. Pour éviter de parler de fleuves trop éloignés de la ligne A/M, ou bien très courts, la condition supplémentaire fixée pour qu’un fleuve soit orphelin (sous-entendu « de ligne A/M ») est qu’au moins un des bassins qui borde son propre bassin versant soit celui d’un fleuve de la ligne A/M. > Fleuves orphelins
Ru, ruisselet : petit cours d’eau, souvent dans la partie supérieure du bassin versant d’un cours d’eau plus important.
Ruisseau : petit cours d’eau, souvent affluent d’une rivière, d’un lac, d’un étang.
Torrent : cours d’eau à forte pente des régions montagneuses ou accidentées, à débit rapide et irrégulier, à crues subites. Dans les Pyrénées on parle de « gave ».
Rivière : cours d’eau naturel moyennement abondant qui se jette dans un cours d’eau plus important ou dans un lac.
Rive gauche : il s’agit de la rive (=bordure ou côté) d’un cours d’eau qui se trouve à gauche quand on regarde dans le sens de son écoulement, c’est-à-dire dos à l’amont et regard vers l’aval. Une expression courante est « affluent rive gauche d’un cours d’eau« .
Rive droite : il s’agit de la rive (= bordure ou côté) d’un cours d’eau qui est à droite quand on regarde dans le sens de son écoulement, c’est-à-dire dos à l’amont et regard vers l’aval. Une expression courante est « affluent rive droite d’un cours d’eau« .
Source : il est plutôt rare qu’un cours d’eau important ait une véritable source unique au sens de l’eau qui sort d’un terrain ou d’une roche. La source des fleuves connus constitue souvent un attrait touristique symbolique à tel point que l’on peut voir plusieurs lieux ou restaurants qui la revendiquent, lorsque l’enjeu commercial est important. L’origine d’un fleuve (souvent désigné par le terme trompeur « source ») peut donc être une ou plusieurs véritables sources, une résurgence, ou plus souvent un confluent de ruisseaux ou thalwegs. Aussi, quand on veut déterminer la longueur d’un cours d’eau, il est indispensable d’indiquer avec précision l’hypothèse retenue comme « source » (au sens point origine) et bien sûr de réaliser une mesure complète du cours d’eau et de tous ses méandres avec le moins possible d’approximations.
Embouchure : il s’agit du lieu géographique où un fleuve rencontre (on dit aussi « se jette dans ») une mer ou un océan. Il n’y a en général pas d’ambiguité sur le lieu précis d’embouchure. Sauf éventuellement dans le cas d’un grand delta où il pourra être nécessaire de préciser la branche retenue. La longueur d’un fleuve est la distance parcourue par l’eau entre sa « source » (hypothèse prise en compte à préciser) et son point d’embouchure.

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