Rajouter du sens, s’approprier son périple, pour plus de profondeur…

Cette page est consacrée à des longs périples à pied portés par des projets personnels géographiques. Quelques  « fils conducteurs » en exemples :
> suivre le cours de fleuves ou affluents
> suivre la ligne générale d’un parallèle géographique ou d’une frontière
> rencontrer le plus souvent possible la ligne A/M
> traverser un ou plusieurs pays en concevant soi-même le parcours
> relier mer Méditerranée et océan Atlantique (ou inversement)
> partir de lieux géographiques emblématiques (ou les rejoindre)
> arriver sur un chemin déjà parcouru, un lieu d’histoire personnelle.

Nous commençons cette rubrique en évoquant les périples de Joseph Kohl, vice-président de Ligne de Partage, qui a réalisé un grand nombre de marches en suivant au plus près les rives de cours d’eau ou de lacs. Depuis son Luxembourg natal, il est aussi à l’origine de l’idée de cet article : pays « orphelins » de fleuves. Son site web  Retour aux sources (bilingue français / allemand) décrit l’ensemble de ses périples. Vous pouvez également le suivre sur sa page facebook Retour aux sources.

Joseph Kohl parcourt méthodiquement les cours d’eau et les lacs autour du Luxembourg et ailleurs.

Les nombreux périples à pied réalisés par notre président, Pierre-Louis Blaix, autour de la ligne A/M et des bassins des fleuves partagés sont décrits ci-dessous. En complément des nombreux documents qui sont en lien dans le descriptif ci-dessous, notre association peut fournir toute information sur ces périples. Pour cela nous contacter.
> voir également la page facebook publique Ligne de Partage

21.000 km de marche au long cours, toujours géographique et rarement loin de la ligne A/M

1 – Vía de la Plata (mai 2011) : mon premier camino de Santiago.  Il traverse les cinq grands fleuves atlantiques de la péninsule ibérique : Guadalquivir  Guadiana  Tajo  Duero  Miño.
Sevilla > Salamanca > Santiago > Fisterra > Muxía (1109 km, 33 jours)
2 – Camino del Norte y Primitivo (sept. 2011) : départ d’Anglet (siège de notre association) par la voie du littoral en direction d’Irun. Les 9 fleuves côtiers partagés par la ligne A/M sont traversés par le camino del Norte. A partir d’Oviedo, on quitte le camino del Norte pour suivre le camino Primitivo en traversant les montagnes pour rejoindre Melide sur le camino Francés.
Anglet > Irun > Bilbao > Oviedo > Melide > Santiago (877 km, 29 jours)
3 – Caminho Português (mai 2012) : au départ de Lisboa on longe le Tajo. A Porto, on traverse le Douro. On passe la frontière entre Portugal et Espagne en traversant le Minho / Miño.
Lisboa > Porto > Santiago > Muxía (700 km, 22 jours)
4 – Ruta del Baztan (juillet 2012) :  il s’agissait d’aller à pied aux fêtes de San Fermín à Pamplona. On ne voit plus les fêtes de la même manière, on ne les consomme plus, elle sont à nous ! La Ruta del Baztan, très peu fréquentée et pourtant bien balisée et avec des albergues pour faire étape, traverse des zones très sauvages et passe la ligne A/M au col de Belate.
Anglet > Bayonne > Pamplona (120 km, 4 jours)
5 – Voie du Puy  + camino Francés  (septembre 2012) : ces deux chemins sont les plus fréquentés par des pèlerins du monde entier en France et en Espagne. Le marcheur se trouve exposé aux appétits marchands, ça casse le plaisir même si on observe que beaucoup de gens semblent aimer rester consommateur tout en marchant. Le chemin est tellement parcouru qu’il en perd souvent tout caractère naturel. La ligne A/M est franchie à deux reprises. > voir aussi cette page
Le-Puy-en-Velay > Saint-Jean-Pied-de-Port > Santiago (1515 km, 47 jours)
6 – Camino de Levante + via de la Plata Portuguese (mai 2013) : il s’agissait de relier la Méditerranée à l’Atlantique à pied en suivant la grande diagonale de l’Espagne qui coupe la ligne A/M sur la commune de Minaya. Un chemin souvent sauvage. La via de la Plata Portuguese est un joyau très peu connu entre Zamora et Verin. A partir de Verín, on retouve le camino Sanabrés, fin de la via de la Plata (périple 1).
Valencia > Zamora > Bragança > Verín > Santiago > Muxía (1285 km, 38 jours)
7 – Marseille > Bilbao (septembre 2013) : une nouvelle liaison entre Méditerranée et Atlantique, l’année où Marseille était la capitale européenne de la culture. Le chemin entre Marseille et Arles est très peu fréquenté mais bien balisé. « Du Mucem au Guggenheim » en suivant la voie d’Arles et le camino Aragonés.
Marseille > Arles > Somport > Puente la Reina > Bilbao (1133 km, 30 jours)
8 – Lanzarote / Fuertaventura / La Graciosa (décembre 2013) : ces 3 îles Canaries se prêtent à merveille à la marche au long cours en hiver dans un cadre très sauvage même si ponctuellement, quelques lieux sont massacrés par le tourisme de masse. > voir aussi infographie en bas de la page
Lanzarote > Fuerteventura > Lanzarote > La Graciosa (842 km, 30 jours)
9 – Ruta de la Lana + Vía de Baiona  (mai 2014) : encore de la Méditerranée à l’Atlantique, 1038 km en suivant les flèches de deux caminos de Santiago délaissés et pourtant magnifiques : ruta de la Lana jusqu’à Burgos et vía de Baiona (à l’envers).
Alicante > Cuenca > Burgos > Vitoria > Anglet (1038 km, 30 jours)
10 – Le Conquet > Anglet (septembre 2014) : partir du point le plus occidental de la France continentale en suivant le chemin breton puis la voie de Tours et la voie littorale pour rentrer à la maison. L’accueil dans les familles bretonnes est une vraie institution. Inoubliable !
Le Conquet > Brest > Vannes > Nantes > Bordeaux > Anglet (1132 km, 30 jours)
11 – Tarifa > Bilbao (mai 2015) : ce chemin est une création qui a la caractéristique unique de partager la péninsule ibérique en deux superficies exactement égales. Marcher sur ce fil en équilibre est un vrai plaisir, cérébral également ! Ce parcours emprunte en partie 4 caminos de Santiago : camino mozárabe • camino manchego • camino de Madrid • camino olvidado.
Tarifa > Cordoba > Toledo > Madrid > Valladolid > Bilbao (1390 km, 38 jours)
12 – Prague > Ansbach > Anglet (août-sept 2015) : ce périple traverse à de multiples reprises la ligne A/M. Onze maires de communes A/M ont été rencontrées. 7 chemins de Compostelle sont suivis en Tchéquie, Allemagne et France. La commune d’Ansbach est traversé par la ligne A/M et est la jumelle d’Anglet depuis 1968. La fin du périple suit presque intégralement la via Lemovicensis (Vézelay).
Prague > Ansbach > Basel > Vézelay > Limoges > Anglet (2320 km, 64 jours)
13 – São Vicente > Palos (mai-juin 2016) : ce périple de 1180 km réunit deux grands caps de la péninsule ibérique entre Atlantique et Méditerranée, en passant au point culminant de l’Espagne continentale, le Mulhacen dans la Sierra Nevada. La ligne générale de ce périple n’est jamais très éloignée du 37ème parallèle nord.
Cabo São Vicente (Sagres) > Faro > Sevilla > Granada > Almeria > Cartagena > Cabo de Palos (1180 km, 36 jours)
14 – Du Sněžník au Puy-en-Velay (août-septembre 2016) :  il s’agissait de rejoindre l’extrémité nord de la ligne A/M puis d’en partir à pied jusqu’au Puy-en-Velay (départ du périple n°5) en suivant presque intégralement des chemins de Compostelle en Tchéquie, Autriche, Suisse et France. Le chemin suisse (via Gebennensis) est un des plus étonnants chemins de Compostelle entre lacs et montagnes.
Dolni Morava > Brno > Linz > Salzburg > Innsbruck > Lausanne > Genève > Le-Puy-en-Velay (1800 km, 51 jours)
15 – Delta del Ebro > cabo Matxitxako (mai 2017) : ce périple remonte le cours de l’Ebro depuis son delta jusqu’à Logroño puis traverse Euskal Herria jusqu’à Bilbao pour finir au cabo Matxitxako, point le plus septentrional de la côte d’Euskadi.
Delta Ebro (Deltebre) > Tortosa > Zaragoza > Tudela > Logroño > Miranda de Ebro > Bilbao > Cabo Matxitxako (Bermeo) (660 km, 23 jours)
16 – Delta du Po > Saint-Jean-de-Chevelu (août 2018) : Ce périple traverse tout le nord de l’Italie d’est en ouest en remontant le Po depuis son delta jusqu’à Torino  puis en rejoignant la Savoie, mon berceau familial. Entre rivières et racines…
Delta du Po (Porto Tolle) > Ferrara > Cremona > Piacenza > Vercelli > Torino > Modane > Chambéry > Chevelu (817 km, 27 jours)
17 – Tenerife / El Hierro (décembre 2017) : Tenerife n’est pas la plus préservée des onzes îles Canaries ! Le tourisme de masse qui arrive exclusivement par avion y fait des ravages.  Le pico del Teide (3718 m) est le point culminant de l’océan Atlantique et de l’Espagne. Le gravir intégralement à pied depuis l’océan (pas depuis le parking ou le sommet du téléphérique !) est un gros effort qui se mérite. > voir aussi infographie en bas de la page
Tenerife Sur > Santa Cruz > Teide > Los Cristianos > El Hierro (547 km, 29 jours)
18 – Le Maroc au bout du partage (mai 2018) : depuis l’extrémité sud de la ligne A/M au Maroc, il s’agissait de descendre tout le bassin de la Moulouya jusqu’à son embouchure dans la Méditerranée puis longer la côte méditerranéenne du Maroc depuis sa frontière avec l’Algérie jusqu’au détroit de Gibraltar. Ce périple à pied s’est terminé par trois étapes du camino Mozárabe entre Malaga et Antequera puis La Roda de Andalucía, accueilli comme un frère par Nelia, déjà rencontrée à La Roda lors du périple 13.
Fès > Tounfite > Anemzi > Midelt > Ceuta > Malaga > Antequera > La Roda de Andalucía (974 km à pied, 34 jours)
19 – Cap Skagen > Strasbourg (août 2018) : partir à pied du cap Skagen était un vieux rêve. Le Danemark et l’Allemagne sont des pays extraordinaire pour marcher en paix. Peu de nuisances routières, des belles forêts et des Jakobswege partout !
Cap Skagen > Bremen > Dortmund > Koln > Strasbourg (1364 km, 39 jours)
20 – Tenerife / La Palma / La Gomera (décembre 2018) : après deux périples sur ces îles en 2013 et 2017 (n°8 et n°17), il s’agit de la suite de l’exploration à pied des îles Canaries. > voir aussi infographie ci-dessous
> à suivre en direct pendant un mois à partir de mi-décembre sur la page Ligne de Partage

 

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