Le Maroc au bout du Partage

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Le Maroc partage avec la France et l’Espagne la caractéristique originale de posséder une façade maritime à la fois sur l’Atlantique et sur la Méditerranée. La ligne A/M marocaine traverse sur une longueur de 922 km les massifs du Rif, du Moyen-Atlas et du Haut-Atlas oriental.

En août 2016, mon périple à pied commençait à l’extrémité nord de la ligne A/M, entre Tchéquie et PologneEn mai 2018, je rejoindrai l’extrémité sud de la ligne A/M, au Maroc. Entre ces deux extrêmes, la ligne A/M déroule 8100 km de partage.

Ce nouveau périple arrive 43 ans après ma première découverte du Maroc à l’occasion d’un grand tour de la Méditerranée orientale en auto-stop (voir iCi). Et ce sera aussi 35 ans après mon dernier séjour au Maroc où j’ai eu la chance de vivre deux années magnifiques comme professeur de mathématiques à Casablanca au lycée Jamal Eddine el Mehyaoui (photo souvenir iCi). Mes loisirs étaient déjà largement occupés à gravir des sommets, souvent à skis, mais pas encore avec la ligne A/M en tête : Toubkal, Aksoual, Meltsene, Tazarharht, Mgoun, Ouagoulzate, Azourki, Ayachi et tant d’autres !

Le bassin de la Moulouya, dans l’est du Maroc, objectif principal 2018.

Principaux objectifs de ce périple au Maroc

> Fil rouge : la ligne A/M et les fleuves qu’elle partage seront une nouvelle fois le fil rouge de mon itinéraire, à pied le plus possible.
> Fès : j’arriverai en avion sur le sol marocain à Fès où je serai accueilli par quelques belles personnes locales trouvées grâce à la complicité de Bernard, rencontré en 2016 au Puy-en-Velay à l’arrivée de ce chemin. J’espère pouvoir tenir une conférence sur la ligne A/M, notamment à l’institut culturel français de Fès, mais rien n’est encore finalisé.
> Midelt : quelques jours plus tard je prendrai la direction de Midelt, à pied et en auto-stop. Je ferai quelques escales à l’occasion de la traversée de la ligne A/M notamment vers le col de ZadMidelt est le chef-lieu de la province de Midelt, une des cinq provinces de la nouvelle région Drâa-Tafilalet.
> AJA : à Midelt, j’espère être accueilli par des membres de l’association cuturelle francophone Jbal Al Ayachi (AJA, Ayachi du nom du point culminant du Haut-Atlas oriental). Et peut-être leur faire le plaisir d’une conférence sur la ligne A/M, ce lien géographique qui concerne la province de Midelt située dans la Haute-Moulouya.

Au Maroc, vers le tripoint Méditerranée / Atlantique / Sahara.

> Tounfite : après Midelt, je rejoindrai Tounfite où je serai accueilli par Hamid, membre actif de notre association. J’espère rencontrer quelques élus des communes du bassin de la Haute-Moulouya pour les sensibiliser à la ligne de partage A/M, un lien très symbolique entre Maroc et Europe.
> MéAtSa : depuis Tounfite nous rejoindrons Anemzi d’où nous gravirons la montagne située au sud d’Anemzi pour atteindre le fameux « tripoint MéAtSa » sur une crête à environ 2900 m d’altitude. Il s’agit de l’extrémité sud de la ligne A/M, là où elle rencontre le bassin du Sahara. Nous y construirons un cairn dont la hauteur sera proportionnelle au nombre de nos mains.
> Masker : cette deuxième ascension consistera à relier Anemzi et Tounfite en passant par la crête du Jbel Masker (3277 m), point culminant de la ligne A/M au Maroc. A noter que le Jbel Masker est le plus méridional des 235 sommets de plus de 3000 m qui jalonne la ligne A/M. > voir  Grands sommets
> Ayachi : selon la météo, l’enneigement et la forme physique, l’objectif suivant sera de gravir le Jbel Ayachi (3757 m). Même s’il ne se trouve pas sur la ligne A/M, l’Ayachi est le point culminant du bassin de la Moulouya, un des 20 grands fleuves de la ligne A/M.
> Oued Moulouya : la suite du périple consistera à suivre le plus possible à pied le cours de la Moulouya en direction de son embouchure dans la Méditerranée. Je n’ai pas d’itinéraire précis, je me laisserai guider par les rencontres et opportunités qui ne manqueront pas de se présenter. > voir l’article Oued Moulouya
> Trois Fourches : une fois à l’embouchure de la Moulouya, j’aimerais rejoindre à pied le Cap des Trois Fourches mais je me pose des questions sur la faisabilité et la sécurité puisque dans la même zone, autour de l’enclave espagnole de Melilla, se concentrent les migrants voulant rejoindre l’Europe.

Une belle symétrie géographique entre Andalucía et Maroc

> Treize fleuves côtiers : la fin de mon périple marocain pourrait consister à rejoindre le Rass Qassarin (pointe nord du Maroc) en traversant les 13 fleuves côtiers dont le bassin remonte jusqu’à la ligne A/M dans le massif du Rif. > voir cartographie ci-dessus
> Andalucía : le moment sera venu de traverser le détroit de Gibraltar, pour goûter à nouveau le plaisir de l’Andalucía, encore à pied si l’envie est toujours là !

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